Archives de la Catégorie Activités de nos Partenaires

Les toitures végétalisées

Nous vous proposons aujourd’hui de nous intéresser aux toitures végétalisées.

Elles sont particulièrement intéressantes en milieu urbain et dans les zones densément construites. En effet, elles participent à la biodiversité, elles apportent du végétal dans un environnement minéral, lors des précipitations elles permettent un retard à l’évacuation des eaux de pluie.

Il existe deux “familles” de toitures végétalisées : intensives ou extensives.

  1. La végétalisation intensive, aussi appelée toiture jardin, fait entre 30 cm et 1 mètre d’épaisseur et pèsent en moyenne 1 000 kg/m². Leur entretien est identique à celui des espaces verts accordés au sol (arrosage, tonte…) et elle s’installe sur des toitures terasses en béton uniquement.
  2. Ensuite la végétalisation extensive, dont nous parlerons plus particulièrement aujourd’hui, système dans lequel un de nos Partenaires s’est spécialisé. L’épaisseur de ce complexe varie entre 5 et 25 cm et le poids varie entre 60 et 180 kg/m². Son entretien se limite à 2 ou 3 visites par an et on peut l’installer sur de la toiture béton, du bac acier ou une structure bois.

Tout d’abord, apporter du végétal dans la ville nous permet de nous relier à la nature dont nous sommes issus et qui est trop absente dans nos cités. L’élément végétal est aujourd’hui de plus en plus pris en compte dans les projets urbanistiques. Le fait de végétaliser une toiture permet de “restituer” en toiture l’espace perméable que l’on a pris au sol pour la dite construction.

Des essais réalisés en Allemagne, confirmés ensuite en France, font ressortir un effet retardateur à l’évacuation des eaux de pluie des toitures végétalisées, qui permettent d’absorber de 50 à 70 % des volumes d’eau et de rejeter le restant graduellement.

Il est intéressant de savoir également que choisir de végétaliser, plutôt que mettre du gravier sur la terrasse, protège la membrane d’étanchéité et permet de doubler sa durée de vie. En effet, les ultras violets ne peuvent l’endommager et elle est protégée des fortes variations de températures.

Autre point important à savoir, surtout en milieu urbain, au niveau du confort acoustique, la couche végétale et le substrat filtrent les bruits d’impacts (pluie, grêle…) et réduisent également le volume des bruits aériens. Un plus pour les occupants donc, mais également pour les usagers de la cité.

Concernant le confort thermique l’intérêt est grand également. La végétalisation améliore le confort d’été grâce à l’évapotranspiration des végétaux et en hiver elle permet de réduire la perte de calories grâce, surtout, à la masse de substrat qui rajoute de l’inertie en toiture.

On constate que les zones urbaines sont plus chaudes que les zones rurales avoisinantes. L’énergie solaire est absorbée par les bâtiments et les voiries, souvent de couleur sombre, et elle est restituée la nuit sous  forme de chaleur. Lorsque l’on rajoute la chaleur produite par les moteurs des véhicules, on prend la mesure du phénomène et l’on comprend que plus la température est élevée, plus notre demande d’énergie pour rafraîchir nos bâtiments augmente ! La végétalisation extensive des toitures fait partie des solutions pour lutter contre cet effet d’îlot ce chaleur urbain.

D’un point de vue pratique, ce système de végétalisation peut s’installer en construction neuve et en réhabilitation, sur tous les supports (béton, acier, bois). Il peut également s’adapter sur des toitures plates, à faible mais aussi à forte pente.

Sur l’étanchéité anti-racine, on va rajouter une couche de drainage, une couche de filtration puis un substrat riche en matériaux tels que la pouzzolane, léger et ayant la capacité à retenir l’eau, ce qui explique un faible poids de l’ensemble. Ensuite on plantera des végétaux, en majorité des sédums et des vivaces, le choix des variétés dépendant de votre projet et de leur disponibilité.

Dans notre région, l’arrosage n’est pas nécessaire, sauf à l’installation, et la maintenance est réduite à 2 ou 3 passages par an en toiture pour vérifier les évacuations d’eau de pluie, arracher les mauvaises herbes et réplanter éventuellement.

5ème conférence

Souhaitant poursuivre son action de prise de conscience des enjeux du développement soutenable et de diffusion d’un habitat respectueux de notre santé et de l’environnement, ALTERN ECO organise régulièrement, avec des Partenaires engagés dans la même démarche, des conférences – débats – rencontres.

Il s’agit de mettre à disposition de tout public des informations précises, complètes, sérieuses sur des aspects de l’habitat écologique. La 5ème s’est déroulée :

Le jeudi 20 mai 2010 de 18 h 15 à 20 h 30

Qu’est ce que l’étanchéité à l’air d’un bâtiment ? Quels sont les avantages à faire cette démarche ? Quelles économies d’énergie peut-on faire ? Quel confort thermique supplémentaire peut-on en attendre ?

Dans nos locaux, 11-13 route de Taillefer

Lieu-dit La Poste à MONTUSSAN (sur la RN 89 sortie 4)

Pour en savoir plus sur le thème, vous pouvez consulter dans nos archives un article en cliquant sur “étanchéité à l’air”

 

Visite d’une maison équipée de panneaux photovoltaïque

Visite d’une installation de panneaux photovoltaïques en Gironde, début avril 2010, installée par un des Partenaires d’ALTERN ECO.

Petit rappel : le solaire photovoltaïque c’est la transformation de la lumière en énergie, les panneaux vont produire du courant continu (environ à 400 V) qui est transformé par l’onduleur en courant alternatif à 220 V. (voir photo en fin d’article)

Il existe deux grandes familles de panneaux : mono ou polycristallin.

Vous pouvez constater que lors de notre visite le temps n’était pas beau ! Les panneaux produisaient néanmoins.                                                                                                                        

Il s’agit de panneaux intégrés à la toiture, d’une superficie de 21 m², soit 15 panneaux polycristallin dans notre exemple. Intégrés, ce qui veut dire qu’il a fallu découvrir les tuiles, poser un pare pluie et ensuite l’on a procédé à la mise en place des modules et à l’étanchéité de l’ensemble. Pourquoi ne pas en profiter pour installer un pare pluie sur toute votre toiture ! Petit retour en arrière, outre les premiers contacts pour étudier la faisabilité d’une installation, une fois que le devis est validé et signé, il y a un certain nombres d’étapes à passer ce qui porte le délai à cinq mois pour arriver à la réalisation effective. 

A savoir, une famille moyenne française de 4 personnes consomme, hors chauffage, en moyenne 4 000 kWh/an d’électricité pour un logement d’environ 80 m². 

En Gironde, en effet la production d’électricité est variable selon les régions, une installation de 21 m² de panneaux produit en moyenne entre 2 900 et 3 300 kWh/an, évidemment à lisser sur l’année. 

L’orientation idéale c’est plein sud bien entendu, avec 35° de pente. Mais une orientation plein est ou plein ouest avec une pente de 18° convient également pour ce type d’installation. 

Actuellement, à part dans les zones non reliées à un fournisseur d’électricité, les installations sont faites en revendant toute la production électrique et en achetant sa propre consommation. Un contrat est signé pour 20 ans, le prix est fixé au départ, indexé chaque année sur le coût de la vie. Le prix est calculé et versé une fois par an, après la première année de production. 

Savez vous que la production d’électricité en France est d’origine : 

  • Pour environ 80 % nucléaire
  • Pour environ 11 % considéré en énergie renouvelable soit pour presque 10 % il s’agit d’hydraulique (barrages) et le petit 1 % représente l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse, la géothermie
  •  Pour environ 9 % centrale au pétrole, charbon et gaz

L’objectif de l’état français est d’atteindre 20 % d’énergie renouvelable en 2020 !!!

Dans le cas précis de cette installation, elle a été reliée à une compagnie d’électricité le 27 janvier 2010 et elle a déjà produit 553 kWh début avril ! Alors que le temps en ce début d’année n’a pas été formidable et en outre, les premiers mois de l’année ne sont pas ceux où l’on produit le plus ! 

Lorsque l’on sait qu’il y a des pertes d’électricité du fait de l’éloignement entre l’endroit où l’on produit et l’endroit où l’on consomme, il est important de produire au plus près. Dans une installation photovoltaïque, l’électricité que l’on produit est injectée dans le réseau et sera soit utilisée immédiatement dans votre habitation soit par un de vos voisins.Toute l’énergie que vous produisez est comptabilisée : vous bénéficierez du tarif de 0,58 €/kWh pour le rachat de cette électricité alors que vous paierez environ 0,10 €/kWh l’électricité que vous consommez. 

Le photovoltaïque est éligible au crédit d’impôt pour toute installation inférieure ou égale à 3 kW dans votre résidence principale, à hauteur de  50 % du montant total du matériel (hors pose). Vous pouvez bénéficier aussi de la TVA à 5,5 % si votre logement a plus de 2 ans.   

Photo d'un modèle d'onduleur

Vous pouvez voir le boitier du courant continu (à droite) après passage dans l’onduleur qui devient du courant alternatif, ensuite envoyé au compteur électrique.

La plupart des personnes qui réalisent une installation font appel à des financements verts proposés par les banques. Le crédit d’impôt et la vente de l’électricité produite leur permettent de couvrir totalement les frais bancaires et de dégager une plus value d’environ 400 € dès la première année. Il faut compter une dizaine d’année pour rembourser totalement le crédit, les revenus générés pour encore 10 ans sont d’environ 2 000 €/an.

Puisque nous sommes en train de parler de travaux sur la toiture, il nous paraît important de vous rappeler que le premier poste de déperdition dans une habitation est la toiture (autour de 30 %) que votre isolation soit en combles perdues ou en rampant (si vous occupez les combles). Vous pouvez profiter de ces travaux pour économiser sur la main d’oeuvre en repensant votre isolation en même temps, n’oublions pas que la meilleure économie d’énergie est celle que l’on n’a pas consommée  !

Notre Partenaire intègre un bureau d’étude qui évalue la faisabilité du projet, il vous conseillera la solution qui conviendra au mieux à votre configuration puisqu’il propose différents panneaux et réalise l’intégralité du chantier. Nos Partenaires sont choisis pour leur éthique, chacun dans leur domaine, l’information objective qu’ils délivrent et les relations de confiance qu’ils établissent avec les personnes !

PS : merci à la famille qui nous a accueillie pour pouvoir réaliser cet article ! 

L’éclairage autrement

Vous avez sûrement entendu que les ampoules à incandescence sont progressivement retirées de la vente. C’est le cas, en France, pour les ampoules de plus de 100 W depuis fin juin 2009, en Europe depuis septembre 2009.

Depuis quelques années sont apparues les ampoules fluocompacte qui consomment beaucoup moins d’énergie (4 à 5 fois moins) et sont plus onéreuses. Elles ont également une durée de vie plus longue soit, en moyenne, 6 000 heures.

Par contre, il faut absolument ramener ces ampoules dans des points de collectes car elles contiennent du mercure et des poudres fluorescentes.

Récylum est l’éco-organisme agréé par les pouvoirs publics chargé de la collecte et du recyclage des lampes à économie d’énergie. Il s’est engagé auprès du Ministère de l’Écologie à intensifier ses efforts d’information des consommateurs sur les points de vente et à mener une campagne nationale afin de promouvoir et faciliter la collecte des lampes usagées en implantant plusieurs milliers de collecteurs d’ampoules chez les distributeurs.

Les lampes à LED ont fait leur apparition. Les premiers modèles n’étaient pas très efficaces, les nouvelles générations sont nettement plus performantes. Quelques photos ci-après :

Ampoule à vis 4,5 W

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette ampoule (à gauche) il y a 90 LED, consommation 4,5 W (équivalent à 50 W pour une ampoule incandescente).

Dans celle de droite, il y a 224 LED, consommation 15 W (équivalent à plus de 100 W ampoule incandescente)
                                                         
SMD consommation 0,71 W ! LED nouvelle génération, très performant ! 

Ampoule spot 60 LED

Pour celle-ci la consommation est de 2,6 W (équivalent à 50 W)

Le Partenaire d’ALTERN ECO pour les LED a fait un comparatif entre les ampoules halogène, les fluocompactes et les LED.

CALCUL D’ECONOMIE SUR LA FACTURE D’ELECTRICTE SUR 1 AN, EN PRENANT 4 H D’UTILISATION JOURNALIERE (pour un éclairage équivalent) :

  • Ampoule halogène : 50 W consommation 7,3 €/an
  • Ampoule fluocompacte : 11 W consommation 1,61 €/an
  • Ampoule 60 LED, 3 W consommation 0,44 €/an

L’écart s’accentuera avec l’augmentation progressive du tarif de l’électricité dans les années à venir !

A PRESENT FAISONS LE RAPPORT DE L’ACHAT SUR LA DUREE DE VIE :

  • Halogène (coût moyen 2 €) durée de vie moyenne 2 000 h : il faudra 25 ampoules halogène/1 LED, soit un surcoût de 36 €
  • Fluocompacte (coût moyen 7 €) durée de vie moyenne 6 000 h : il faudra 8,3 fluocompacte/1 LED, soit un surcoût de 51,20 €
  • LED (coût 13,90 €) durée de vie 50 000 h

Nous avons à MONTUSSAN ces LED afin que vous puissiez vous rendre compte par vous même, il n’y a rien de tel !

La performance d’un bâtiment mesurée grâce à l’infiltrométrie

ALTERN ECO vous présente une autre activité L’INFILTROMETRIE. Une des nombreuses solutions que nous vous proposons avec notre Club de Partenaires de Confiance.

La performance de votre construction dépend aussi de l’étanchéité de son “enveloppe”. L’infiltrométrie c’est le moyen de contrôle de la bonne étanchéité à l’air du bâti.

Le test consiste à mettre le bâtiment en dépression ou en surpression au moyen d’une porte ventilateur dite “Blower-Door” et de détecter les points où s’infiltre l’air (incontrôlé) au travers de l’enveloppe. Les ouvertures des VMC, hotte aspirante… sont bouchées. 

La "porte" est installée à la place d'une ouverture

La "porte" est installée à la place d'une ouverture

La perméabilité à l’air de l’enveloppe doit être prise en compte dès la conception du projet. Elle implique l’ensemble des Acteurs de la Construction et doit donc être maîtrisée par tous !

Ce test est un des critères qualificatifs pour la délivrance des Labels Effinergie et Maison Passive. 

La mesure de la perméabilité à l’air qualifie la bonne mise en oeuvre des matériaux. C’est l’un des vecteurs des économies d’énergie et de la conservation du bâti.

Source CETE Lyon

Source CETE Lyon

Une perméabilité à l’air…. OUI mais QUAND ?

  • Pour tout projet neuf ou existant quel que soit le type constructif
  • Pour tous vos travaux d’amélioration de performances énergétique
  • Pour l’obtention de certains labels
  • Pour valider une étude thermique (selon la RT 2005-la dernière en vigueur)
  • Pour favoriser la pérennité de l’enveloppe du bâtiment
  • Pour optimiser la qualité de vie et le confort de ses occupants

 Les flèches bleues sur le dessin représentent des points de “fuite” très courants.

La thermographie infrarouge permet :

  • De visualiser et de mesurer les températures de surfaces extérieures et intérieures de votre construction
  • D’identifier les défauts de conception du bâtiment, tels que les infiltrations d’air parasite au travers des discontinuités de l’enveloppe, les ponts thermiques ainsi que la mauvaise mise en oeuvre des isolants
  • De localiser les points de rosée, d’humidité, les fuites d’eau…
Les images infrarouges sont idéales pour détecter les anomalies

Les images infrarouges sont idéales pour détecter les anomalies

Les points détectés à l'extérieur se retrouvent à l'intérieur du bâti

Les points détectés à l'extérieur se retrouvent à l'intérieur du bâti

 

 

 

 

 

 

 

 

L’infiltrométrie et la thermographie sont des moyens d’expertises reconnus au service des professionnels et des particuliers pour la maîtrise de la performance énergétique et des énconomies d’énergie.

 

 

Etude thermique pour l’amélioration de l’habitat

L’ADEME et l’état ont financé une étude, le projet BATAN (Bâtiments Anciens), la première étape afin d’établir un état des lieux des constructions. Il en ressort 3 catégories :

  • dans le bâti ancien, avant 1948, les consommations sont de l’ordre de 200 kWh/m²/an
  • pour les constructions réalisées entre 1949 et 1975 les consommations sont de l’ordre de 400 kWh/m²/an
  • pour les logements plus récents, les consommations sont de l’ordre de 170 kWh/m²/an

Il est à noter que la première réglementation thermique date de 1975. Les constructions actuelles sont soumises à la RT 2005 (réglementation thermique). Ces RT sont de plus en plus exigeantes, afin que nous ayons des bâtiments de moins en moins énergivores, la prochaine est attendue pour 2012 !

Vous avez certainement déjà entendu parler du Diagnostic de Performance Energétique (DPE) qui est obligatoire, depuis peu, pour la vente ou la location d’un bien. Celui-ci établit comme un “certificat de contrôle technique” et vous aurez le classement de votre logement (du plus énergivore au moins énergivore).

Savez vous que l’on peut aussi faire établir une étude thermique pour l’amélioration de votre habitat lorsque vous désirez améliorer votre confort en même temps que réduire votre facture énergétique ! Cette étude peut être financée dans le cadre de l’EcoPTZ. Vous trouverez ce service également dans notre Club de Professionnels ALTERN ECO.

L’étude comprend :

  •  une visite de votre habitation destinée à comprendre et à évaluer les échanges thermiques
  • un calcul thermique théorique des besoins énergétiques de l’habitation comparé avec votre consommation réelle
  • des simulations de consommations déterminant l’ordre d’importance des travaux
  • des calculs de retour sur investissement
  • un récapitulatif des aides possibles (crédit d’impôt, EPTZ)

A l’issue de l’étude, la mission peut également aller jusqu’à vous aider pour la coordination des travaux que vous voudrez entreprendre. 

 

 

Les enduits terre dans nos maisons

 Les enduits en terre reviennent en force ces dernières années !

L’argile a été utilisé partout dans le monde et de tous temps. Nous ne faisons que redécouvrir un matériau ancien qui a fait ses preuves. Les enduits terre à faire soi même ou prêt à l’emploi, nous sommes de plus en plus nombreux à être conquis ! Différentes textures, différentes couleurs, il est possible de construire des murs, de l’utiliser comme revêtement en décoration, différents effets sont possible. Les applications sont nombreuses et vous pouvez libérer votre imagination !

Les enduits en terre permettent la diffusion, ils aborbent l’humidité et la rediffuse selon le taux d’humidité de la pièce, ce qui procure un confort difficile à expliquer ! Ils absorbent les odeurs également. Ils permettent d’ajouter de l’inertie par exemple dans les maisons bois. On peut en mettre partout, il ne faut juste pas de contact direct avec de l’eau.

Argile monocouche

Argile monocouche

Cette photo a été prise chez nous, à Montussan, pour vous permettre de vous rendre compte par vous même !

Ces enduits existent tout prêts, dans différents conditionnements, avec une grosse  granulométrie, avec souvent des fibres végétales (on peut passer des couches importantes); mais il existe des enduits fins (qui permettent une finition très lisse) dans différentes couleurs. Autre avantage, les couleurs ne passent pas ! Si vous disposez d’argile chez vous, que vous en avez envie (ce qui implique que vous vous en sentiez capable, que vous ayez la patience de faire des tests au préalable), vous pouvez vous essayer à préparer vous même vos enduits. Pour information, dans La Maison Ecologique, n°50, avril-mai 2009 (que nous mettons à votre disposition dans notre rayon bibliothèque) il y a un très bon dossier sur les enduits terre.

On dilue l’argile à l’eau, elle sèche naturellement. Il n’y a aucune toxicité et pas d’agression de la peau. Dans certains cas, on peut aussi l’appliquer avec une machine à projeter.

Exemple de finition sur natte de roseau, en 2 couches

Exemple de finition sur natte de roseau, en 2 couches

Dans cet exemple, une natte de roseau servant d’accroche a été fixé sur une plaque d’osb, puis une première couche d’argile relativement grossière a été appliquée, la deuxième couche offre un très bon rendu comme vous pouvez vous en appercevoir !

Il y a quelques jours, une adhérente de notre Club, qui a commencé à enduire une pièce avec de l’argile, m’a dit comme elle est séduite par le résultat ! Elle va refaire une autre pièce, elle m’a confié qu’elle avait envie de refaire toutes les pièces maintenant ! C’est sûr, c’est le risque !

Il existe également des briques de terre crue, avec ou sans fibres. On construit des murs en terre, pour permettre d’emmagasiner la chaleur qui va ensuite rayonner dans la pièce.

A gauche brique de terre crue avec chanvre, au milieu brique compactée et à droite avec de la paille.

A gauche brique de terre crue avec chanvre, au milieu brique compactée et à droite avec de la paille

Les enduits terre peuvent être appliqués sur presque tous les supports, pour une bonne accroche il faut que ce support soit rugueux, poreux, propre. Selon les cas on peut les appliquer directement ou sinon il est possible d’appliquer des matériaux permettant d’améliorer l’adhésion des enduits au support.

Dans l’esprit du Club ALTERN ECO nous pouvons vous proposer plusieurs choix, nous avons des partenaires professionnels qui mettrons tout leur art à votre service, soit vous avez envie de vous lancer tout seul et nous vous adressons à des partenaires où vous pourrez trouver les enduits. A vous de décider !

Maîtrisons notre consommation d’eau !

En France 60 % de l’eau consommée provient de ressources souterraines, en Gironde, c’est 100 % de l’eau qui provient de nappes souterraines profondes. Même si elle se renouvelle, cette eau est très agée (jusqu’à 20 000 ans). Malheureusement, nous surexploitons ces nappes, elles n’ont plus le temps de se reconstituer.  

Pour information, la consommation d’eau, en moyenne, pour un foyer, se répartit comme suit :

Source : www.jeconomiseleau.org (étude réalisée par le PCEM)

Source : www.jeconomiseleau.org (étude réalisée par le PCEM)

Mais il existe trois profils de consommation en eau pour une famille de 4 personnes :

Famille “gaspi” consomme 241 m3 pour une dépense de 704 € – Il s’agit d’une habitation dépourvue d’appareils “économiseurs d’eau” et aucun contrôle de fuite.

Famille “éco”, consomme 206 m3 pour une dépense de 602 € – Il s’agit d’une habitation dépourvue d’appareils “économiseurs d’eau”, un contrôle de fuite et une maintenance au niveau de la robinetterie est effectuée.

Famille “super éco” consomme 113 m3 pour une dépense de 330 € – Il s’agit d’une habitation dotée d’appareils “économiseurs d’eau”, une maintenance au niveau de la robinetterie est effectuée.

Petite remarque concernant ce tableau  et les 6 % correspondant aux usages “voiture, jardin” : par exemple, il est cohérent de laver sa voiture dans une station de lavage, parce qu’en général on utilise moins d’eau. De plus, par cette action on limite les rejets d’hydrocarbures dans le sol et la pollution des nappes phréatiques.

Petits rappels, sachez pour information :

- Un robinet qui goutte, ce sont 35 m3/an, soit 91 € qui sont gaspillés !

- Pour un filet d’eau, c’est 140 m3/an, soit 365 € !

- Une chasse d’eau bloquée représente 220 m3/an, soit 574 m3 !!!

Pour économiser l’eau et faire des économies pour votre budget en étant éco citoyen, il existe différentes solutions :

- Prendre des douches (entre 60 à 80 l) plutôt que des bains (entre 150 à 200 l), ne pas laisser l’eau couler pendant que l’on se lave les dents.

- Le régulateur de débit pour robinet, tout en gardant le même confort d’utilisation. Permet de passer de 12 l/minute à 6 à 8 l/minute.

- Le régulateur de débit de douche ou la douchette économique. Permet de passer de 16 à 10 l/minute.

- La plaquette wc qui s’adapte dans la chasse. On peut mettre jusqu’à 2 plaquettes pour économiser jusq’à 3 litres par chasse ! Si l’on change ses wc, penser à installer une double commande (3 l et 6 l) pour la chasse.

Vous pourrez vous renseigner sur ces différentes solutions, vous rendre compte vous même de la simplicité avec laquelle on peut les mettre en oeuvre, en venant nous rendre visite. Nous mettons à votre disposition un “kit” pour que vous vous rendiez compte par vous même de votre consommation et que vous puissiez décider ensuite des modifications que vous allez mettre en place, en gardant le même confort ! 

Merci au CREAQ (www.creaq.org) et au SMEGREG  www.jeconomiseleau.org pour les informations qui nous ont aidé à faire cet article.

Isoler avec de la ouate de cellulose

Petite visite d’un chantier d’isolation en ouate de cellulose d’un de nos Partenaires.
 
Les murs sont constitués de caissons étanches à l’air (grâce au freine-vapeur) mais perspirants c’est à  dire qu’ils laissent la vapeur d’eau contenue dans l’air traverser la paroi pour s’échapper vers l’extérieur.
Il faut savoir que les matériaux utilisés doivent donc être, en allant de l’intérieur vers l’extérieur, de plus en plus ouverts à la diffusion. Voir le coefficient de résistance à la vapeur d’eau μ (mu), en sachant que plus il est faible plus la vapeur d’eau s’évacue.
Les caissons sont l’espace de l’ossature du bâtiment ou de la cloison ( maximum 80 cm de large sur 4 m de hauteur). Ils sont couramment de 45 à 50 cm de large sur la hauteur d’étage.
Le freine vapeur sera percé dans le haut du caisson afin de pouvoir insérer le tuyau jusqu’en bas et insuffler la ouate de bas en haut en suivant le remplissage.
La densité du soufflage variera en fonction de la hauteur, de la largeur, de l’épaisseur, de l’inclinaison et de la rugosité des matériaux. Lorsque le caisson est remplit, il est refermé à l’aide d’un adhésif approprié.
Les murs sont "divisés" en caissons dans lesquels la ouate est soufflée

Les murs sont "divisés" en caissons dans lesquels la ouate est soufflée

Une autre photo :

Le caisson de droite est en cours de remplissage, on peut apercevoir que, par rapport à celui de gauche, il est légèrement “bombé”.

Il est donc important soit de contrelatter, soit de renforcer l’agraffage avec un adhésif adéquat avant le soufflage afin de résister à la pression.

Le caisson sous la fenêtre est vide, celui où il y a le tuyau est en train de se remplir.

Le caisson sous la fenêtre est vide, celui où il y a le tuyau est en train de se remplir.

 

Autre application, soufflage sans caisson avec de la ouate de cellulose.
Il s’agit dans ce cas de souffler de la ouate dans un espace qui accueillera ensuite une douche dite à l’italienne.
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Détail de la bonne répartition de la ouate dans tous les espaces.
Il est important, pour éviter les ponts thermiques, de toujours veiller à une mise en oeuvre soignée !